Biographie

Luisa

 

Après deux années passées à l’école des Beaux-Arts de Valence, j’étudie les danses profanes et sacrées des caraïbes. Afin d’approfondir cette recherche je quitte la France, séjourne quelques temps en Haïti et travaille avec le Ballet National de Port au Prince.

 De retour en France je deviens l’assistante du chorégraphe haïtien Herns Duplan à Paris, ancien danseur de la compagnie Katherine Dunham (danseuse, chorégraphe et anthropologue américaine).

Tout naturellement c’est la rue qui m’interpelle. Je recherche ce rapport à l’espace authentique avec les humeurs du temps et l’échange avec le public. Je crée alors une compagnie de spectacle de rue dont je serai la directrice artistique pendant vingt ans.

Puis stop, pourquoi, je ne le sais pas encore !  Il me fallait comme oublier ce monde extérieur pour aller vers l’intime, le mien.

J’intègre alors en 2009 un atelier de volume et terre sous l’enseignement de Jean-Patrice Rozand, sculpteur du métal. De longues recherches personnelles suivront, sur la matière, la forme mais aussi l’art, la philosophie, la spiritualité.

Après de multiples expositions où mon travail trouve écho auprès de ceux qui le regarde, j’ouvre l’été 2016 une galerie à Mirmande dans la Drôme avec le soutien du maire Benoît Maclin. La mise en espace du lieu prendra toute son importance, invitation à la rencontre…invitation au voyage intérieur…..

En mars 2018 j’accueille puis partage ce lieu avec une artiste-céramiste Chantal FERROUSSIER,  ensemble nous baptisons la galerie « L’écho des jours ».

 

Parallèlement des galeries me proposent d’exposer mon travail:

  • « Casa d’Amor design », Saint-Paul de Vence,
  • « Le vestibule des inattendus » Saoû,
  • « MHB » galerie privée Vaison-la-Romaine,

 


DEMARCHE ARTISTIQUE

La beauté d’une œuvre réside  dans sa capacité à « transmettre  l’esprit », de sujet à sujet, ou « d’âmes à âmes »

A travers mon travail d’artiste, par intuition, c’est l’espace de l’intime que je recherche, pour moi et pour l’autre. A travers l’œuvre et sa mise en situation se trouve le chemin pour parvenir à faire vibrer l’intime de l’autre. Découvrir cette part profonde de soi pour enfin l’habiter et que chacun chemine vers la seule chose qui nous est commune « notre unicité ».

Dans cet espace reclus, loin des bruissements du dehors, la communion entre les hommes s’opère, se lit comme un accès au divin.

Ma démarche artistique questionne la figure humaine dans sa complexité, dans son rapport au réel et à son histoire. Mes sculptures se font figuration libre du monde cherchant assurément à convier l’indicible, à nous y confronter.

 

 

Chaque sculpture est un voyage de l’esquisse à la forme.
Je travaille la terre, la tend, la lisse, la froisse.
Je vais chercher dans ses profondeurs afin qu’elle me livre son aspect charnel à la rencontre de notre histoire commune.
A travers ces gestes milles fois répétés,

Je sonde l’inconnu.

Trouver cette pureté de la ligne,

Celle qui s’écoule sans rupture, délicate, subtile, sensible…
Le métal se fera signe.
Les formes qui émergent sont épurées, transformées, dressées,
Ne laisser que l’essentiel
Juste ce rapport à notre héritage
Juste une tension de ligne incarnée dans le métal.

 Mon geste est guidé par cette quête de l’équilibre entre
fragilité et puissance,
grâce et labeur,
vie spirituelle et matière

De ces contraires, dans le creuset alchimique de la création,
l’œuvre émerge, énigmatique, peut-on y voir aussi, je l’espère,
un appel à l’humilité comme voie vers la dignité !