Biographie

Après une formation aux Beaux Arts de Valence, j’étudie les danses profanes et sacrées des Caraïbes auprès du Ballet Haïtien de Port-au-Prince.

De retour en France, j’assiste un chorégraphe à Paris et deviens danseuse interprète.

Suite à ces expériences, je monte et codirige une compagnie de spectacle de rue durant une vingtaine d’années.

Je découvre, explore cette sensation forte du corps chanté, théâtralisé, dansé, loin de l’espace clos d’une salle de spectacle, mais à ciel ouvert, au contact des éléments.

En 2009, je quitte le monde du spectacle et intègre un atelier de volume sous l’enseignement de Jean Patrice Rozand, sculpteur du métal.

La sculpture s’inscrit naturellement dans la continuité de ma recherche. Elle sera nourrie par cette rencontre avec les danses profanes et sacrées, où l’homme manifeste son interrogation face aux mystères de la vie, du monde, mais aussi par cette conviction qui m’habite « l’homme fait partie de la nature ».

A travers mon travail d’artiste, je tente d’approcher cette « connaissance intuitive du monde ».

Mes pièces sont réalisées à partir d’un modelage en terre, puis d’un moulage et tirage soit en résine chargée en poudre métallique, soit en bronze. Le métal découpé est aussi présent dans certaines œuvres.


DEMARCHE ARTISTIQUE

Cultiver « une connaissance intuitive du monde »

 

 

Emanuele Coccia « La vie n’est rien d’autre que ce cycle à travers lequel chaque être  se mélange au monde par le souffle », France culture, émission Paso Doble.

 

 

Mes premières œuvres semblent vouloir saisir ce souffle, cet échange qui anime les êtres vivants, échange avec un corps différent, puis échange au sein de son propre corps, vibration profonde. Allégorie en somme du vivant. Ma recherche peu à peu interroge ce postulat « l’homme est une partie intégrante de la nature ».

 

 

Les formes qui émergent de mon travail sont épurées, transformées, dressées : ne laisser que l’essentiel, juste ce rapport à notre héritage, juste une tension de ligne incarnée dans le métal, lien vertical entre Terre et Ciel

 

 

Mes sculptures puisent dans cette interrogation face à l’Homme, l’animal, le végétal, le minéral, le divin, jouent à semer le trouble, à bousculer nos repères : ne sont-ils pas autant d’illusions ?

 

 

Invitation à prendre la liberté d’aller par-delà repères et conventions, chercher l’Essentiel là où il se trouve : au cœur de l’Homme… au cœur de nous-mêmes !

 

 

Ma démarche questionne la figure humaine dans sa complexité, dans son rapport au réel et à son histoire, à la culture qui en est issue et qu’elle transcende, symbole au-delà du symbole.

 

 

Mon geste est guidé par cette quête de l’équilibre, il interroge fragilité et puissance, accueille l’humilité comme voie vers la dignité.

 

 

« Le souffle est là où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Ainsi en est-il de tout ce qui est né du souffle ».